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Pulp – Different class [Chronique]

Écrit par sur 1 avril 2018

Bien qu’existant depuis 1978 et discographiquement actif depuis 1983, ce n’est que dans les années 90 que le groupe anglais Pulp a réussi à percer et à se faire un grand nom. Cela a commencé avec les singles sortis chez Gift Records, la sortie simultanée du moderne Separations, album enregistré en 1989 mais sorti en 1992, et surtout le succès de His’n’Hers en 1994. Avec ce dernier, la bande à Jarvis, enrichie du guitariste Mark Webber, a su marquer les esprits avec une britpop cynique et désabusée, et tout autant jouissive. Mais l’aventure ne fait que commencer, et un an après avoir enfin percé durablement les charts, Pulp revient avec un Different Class sous la main.

Different Class est pour ainsi dire LA carte de visite de Pulp. C’est l’album qui vient en premier quand on évoque le groupe, grâce à la qualité plus que formidable de ses chansons, et en particulier de ses singles. Ah, « Common People », « Disco 2000 », « Mis-Shapes »… que des tueries devenues des classiques définitifs. S’il fallait accorder un quelconque crédit aux classements par les grands magazines, alors il serait impressionnant de constater que Different Class a été considéré comme le 6e meilleur album de tous les temps par le NME en 2013, rien que ça.

Si ce genre de données n’éveille pas les soupçons cependant, c’est que l’on est soit un fan obtus, soit un naïf – de manière générale il faut se méfier comme de la peste des albums très cotés. Est-ce que cela signifie que le cinquième album de Pulp est surestimé ? Non, cela veut surtout dire qu’il ne faut pas trop chercher à parasiter son esprit afin de mieux apprécier ce qui est effectivement une tuerie intégrale. Different Class ne doit susciter aucun malaise à être considéré comme le meilleur album de Pulp tant il présente d’affolantes qualités. Ainsi, « Common People », ce mélange d’amours foireuses, de lutte des classes et de musique dansante à souhait, est juste irrésistible. Dans le même panier, « Disco 2000 » se fait plus direct tout en enchantant avec son refrain homérique. En parlant d’homérique, Pulp frappe encore plus fort avec « F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E. », sublimée par des arrangements à tomber, et lorsqu’il tape dans la « ballade », dire que le résultat est probant est un euphémisme (« Pencil Skirt », « Underwear »).